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Zéro déchet [1/3] : Ils disent « stop » au trop de déchets

Alimentation, produits d’hygiène et d’entretien… Cinq ans déjà qu’Emilie Callard, Parthenaisienne, et sa famille ont déclaré la chasse aux déchets. Un engagement de tous les instants.

 

Au départ, elle avait déjà cette prédisposition à faire les choses par elle-même. « C’est vrai que j’ai toujours aimé cuisiner, bricoler dès que je le pouvais », reconnaît Emilie Callard.

Mais très vite, ce qui n’était qu’un « loisir » devient une véritable démarche engagée pour réduire de manière significative sa production de déchets.

« S’engager dans une démarche « Zéro déchet », c’est avant tout réfléchir à ce qu’on achète, pourquoi et à qui », estime la Parthenaisienne, maman de trois enfants. Car, rappelle-t-elle, « mesurer le volume de sa poubelle n’est pas une fin en soi. Le meilleur déchet c’est celui qu’on ne produit pas ! ».

Utopique le zéro déchet ?

Pour ses courses, Emilie Callard utilise des bocaux en verre.

D’accord pour la théorie. Mais dans la pratique, atteindre le « zéro déchet », n’est-ce pas une utopie ?

Emilie Callard l’admet : « Aujourd’hui, on en est encore loin et ça me semble difficilement atteignable avec trois enfants. Mais cela n’empêche pas de faire attention et de tendre vers le « zéro déchet » ».

Pour se lancer dans la démarche, elle conseille de s’appuyer sur la théorie des « cinq R », développée par Béa Johnson, « la papesse du zéro déchet » : Refuser, réduire, réutiliser, recycler et composter. « Refuser, c’est le premier réflexe à avoir, même si c’est loin d’être facile. Par exemple, c’est refuser le sac plastique, le papier qui entoure la baguette de pain… ».

Les petites victoires

Puis, les habitudes se mettent peu à peu en place: achat en vrac, en local et en bio, préparation maison de ses produits d’entretien et produits d’hygiène, acquisition d’un composteur, etc. Tout le monde s’y est mis. « C’est Emilie le cerveau du groupe », confie Damien, son mari. « Mais on s’est bien adapté, ça nous convient ».

Cela fait maintenant cinq ans que la famille vit « zéro déchet ». « Mais on est loin d’être parfait », insiste Emilie. « On ne peut pas changer tout son fonctionnement d’un coup. Il faut y aller progressivement ».

 « On ne peut pas changer tout son fonctionnement d’un coup. Il faut y aller progressivement »

Certaines tentatives ne fonctionnent pas, « par exemple, fabriquer des dosettes lave-vaisselle efficaces ». Jusqu’au jour « où on trouve la recette magique ! ». Encore une petite victoire à ajouter au compteur. « Et une fois que ça roule dans le quotidien, on se dit, qu’est-ce qu’on peut faire de plus ? »
Prochain chantier pour la famille, économiser l’eau. « On s’interroge sur l’installation de toilettes sèches. Mais nous allons sûrement mettre plusieurs semaines avant de trouver la solution ! ».

Pas des extraterrestres

Emilie rassure : « Chacun fait ce qu’il peut. Le tout, c’est de se lancer. » D’autant plus qu’aujourd’hui, la tendance « zéro déchet » est de plus en plus populaire. « On n’est plus regardé comme des extraterrestres. Oui, nous avons une vie normale ! Produire moins de déchets, c’est possible et pas si compliqué. ».