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A Bois-Pouvreau, la vidange de l’étang

Une quinzaine de personnes ont procédé à la vidange de l’étang de Bois-Pouvreau jeudi 21 février. Une opération nécessaire pour préserver la biodiversité de ce site naturel exceptionnel.

 

Sous les rayons de soleil matinaux, une trentaine de badauds sont agglutinés à la rambarde. Ils admirent le spectacle.
Carpes, sandres, gardons, poissons chats, les eaux de l’étang de Bois-Pouvreau à Ménigoute, géré par Parthenay-Gâtine, dévoilent peu à peu leurs faunes aquatiques.

En contrebas, en cuissarde et bottes en caoutchouc, des agents de Parthenay-Gâtine et des communes alentours, des bénévoles et des élus s’activent dans la pêcherie. Il faut vite attraper les poissons pour les trier et les remettre à l’eau.

Le tout sous l’œil attentif et concentré de Yannick Allard, référent technique de Parthenay-Gâtine et garde-pêche incontesté du lieu. « Nous procédons à la vidange de l’étang ».

Une opération de dix jours

« Si on ne fait rien, c’est tout l’éco-système du site qui est menacé »

Yannick Allard a vidé entièrement le site de 11 hectares en dix jours. « J’ai baissé le niveau progressivement afin de rassembler les poissons et de les faire sortir ce matin. »
L’homme en est à sa troisième vidange. « La précédente, c’était en 2013. Il faut renouveler l’opération tous les 5-6 ans ». C’est « le seul moyen pour se débarrasser des poissons indésirables : les poissons-chats et les silures ».

Si rien n’est fait, « tout l’éco-système du site est menacé », souligne Yannick Allard. « Les poissons-chats mangent les alevins. Si on ne les enlève pas, il n’y a plus de poissons fourragers comme les gardons. Pour avoir des gros, il faut aussi des petits ! »
Quant aux silures, « ils mangent des poissons, mais peuvent aussi s’attaquer à des canards ».

Des bassins à l’étang

Minutieusement, les participants trient donc les animaux aquatiques. Ils sont remis dans des bassins, alimentés par une pompe permettant d’oxygéner l’eau. Dans moins de deux heures, ils retrouveront leurs eaux habituelles.

Au cours de la matinée, 2,5 tonnes de poisson passent par la pêcherie. Avec parfois quelques belles surprises : des anguilles pointent le bout de leur nez.

Une fois la vidange achevée, l’étang va se remplir de nouveau, alimenté par les cours d’eaux locaux, la Valouze et le ruisseau de la Parlière.
Seulement quelques jours seront nécessaires pour que Bois-Pouvreau retrouve son écrin habituel. Pour le plus grand bonheur des promeneurs et des pêcheurs.